Action d’automne 2018

Avec l’Action d’automne annuelle, nous informons nos membres et donateurs au sujet d’un projet concret qui a été présenté par notre invité dans le cadre de l’Assemblée générale. Nous collectons les fonds nécessaires pour le concrétiser.

De l’espoir pour des enfants traumatisés

En Syrie, la guerre est loin d’être terminée. De nombreux enfants sont profondément traumatisés par la violence et les destructions qu’ils vivent dans leurs localités, mais aussi au sein de leurs familles. L’Église grecque catholique melkite en Syrie a développé un projet pour les aider et l’Association suisse de Terre Sainte soutient concrète-ment ce projet important via sa collecte d’automne de cette année.

200 enfants traumatisés apprennent à exprimer leurs sentiments et à sur-monter ce qu’ils ont vécu, notamment grâce à la musique et au dessin. + Image: UNICEF

 

Sévissant depuis sept ans, la guerre en Syrie constitue l’une des plus grandes crises humanitaires au monde, ca-ractérisée par de graves violations des droits de l’homme. Les enfants font partie de ceux qui en souffrent le plus. Près de 6,8 millions de per-sonnes sont touchées par les réper-cussions du conflit. 4,25 millions d’in-dividus sont devenus des déplacés à l’intérieur de leur propre pays, dont 3,1 millions d’enfants. 30 000 enfants ont été tués depuis 2011. 6 millions d’enfants en Syrie sont directement ou indirectement victimes de vio-lences, d’enlèvements, de torture, de la famine, du manque de soins médi-caux ou d’agressions sexuelles.

La guerre fait entrer la détresse dans toutes les familles
La guerre ne fait pas que tuer des êtres humains et détruire des villes entières. Elle a des impacts qui affec-tent profondément chaque famille, chaque enfant, chaque adulte. Les res-ponsables de l’Église grecque catho-lique melkite constatent une augmen-tation de la violence domestique, due à la baisse des revenus des parents, à la promiscuité – plusieurs familles étant parfois obligées de se partager un logement – ou à la destruction des infrastructures. Les enfants vivent dans des circonstances très précaires,ont peur de leurs parents dépassés par la situation, sont négligés ou ne peuvent aller à l’école que dans des conditions difficiles. En effet, les écoles ont, de façon répé-tée, été la cible d’attaques violentes ou été utilisées comme boucliers. Plus de 240 écoles publiques sur un total de 21 000 servent d’abris provi-soires. De nombreuses écoles, dont beaucoup d’instituts de formation (professionnelle), sont entièrement ou partiellement détruites. Dans les villes, elles sont surchargées, puis-qu’elles accueillent aussi les enfants venant des banlieues et ceux qui ont fui la campagne. L’enseignement se fait en continu : le matin les enfants de la région, ensuite les enfants réfugiés. Toutefois, ces derniers ne vont de loin pas tous à l’école, soit parce que les parents, étant donné les circonstances instables, ne veulent pas les y envoyer ou ne peuvent pas payer les frais de scolarité (livres, uniformes, etc.), soit parce qu’ils doivent travailler.

Aidons les enfants traumatisés
Le présent projet de l’Église melkite met l’accent sur la prise en charge psychologique d’enfants et d’adoles-cents de 6 à 18 ans dans des écoles privées. Grâce à des films spéciaux et à des activités comme la peinture, le dessin, le bricolage, le théâtre de marionnettes, la musique ou les tra-vaux manuels, ils apprennent à ex-primer leurs sentiments et à sur-monter ce qu’ils ont vécu. Dans une première étape, 200 enfants profon-dément traumatisés sont sélection-nés à Damas : des enfants issus de familles déplacées, qui vivent dans des conditions sociales et sanitaires précaires ; des enfants qui ont perdu des proches ; des enfants venant de familles avec des femmes seules à leur tête ; des enfants victimes de violences corporelles et psychiques, de même que des enfants souffrant de maladies chroniques. Une toute petite goutte d’eau dans ce vaste océan – mais une goutte tout de même ! Le travail avec ces enfants fera l’objet d’un suivi et d’un contrôle précis. Leurs conditions de vie s’amé-liorent-elles ? Arrivent-ils à mieux gérer leur quotidien et à adopter un langage moins violent ?Simultanément, des enseignantes et des enseignants ainsi que des per-sonnes encadrantes sont formés par des spécialistes et sensibilisés aux comportements particuliers, qu’ils apprennent à identifier pour pouvoir réagir en conséquence. Les coûts du projet pour une année scolaire (huit mois) sont estimés à près de 45 000 francs. Ce montant comprend les frais administratifs et de personnel, les frais de formation de 25 enseignants et personnes enca-drantes, le loyer et l’aménagement, les ordinateurs et le matériel, les transports, les repas scolaires pour les enfants et le matériel à but thé-rapeutique (théâtre de marionnettes, matériel de dessin, de peinture et de bricolage, etc.). Les coûts mensuels totaux par enfant se chiffrent ainsi à 30 francs. Les frais de formation d’un(e) enseignant(e) s’élèvent à près de 100 francs, les frais de thérapie (matériel, nourriture) pour une an-née scolaire par enfant, à près de 30 francs.

Soutien du Métropolite Nicolas Antiba
À l’occasion de l’Assemblée générale 2018 de l’Association suisse de Terre Sainte à Aesch (BL), le Métropolite Nicolas Antiba de Damas a parlé des conditions de vie actuelles des gens, et plus particulièrement des chré-tiens et chrétiennes. Il a présenté à l’Association le projet ci-dessus, l’invitant à le soutenir : par des dons, dans la prière, en prenant conscience de la situation des habitants en Syrie.

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Communication : Espoir pour enfants traumatisés

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