Aide aux enfants fantômes d’Alep

Avec l’Action d’automne annuelle, nous informons nos membres et donateurs au sujet d’un projet concret qui a été présenté par notre invité dans le cadre de l’Assemblée générale. Nous collectons les fonds nécessaires pour le concrétiser.

Un avenir pour les « enfants fantômes » d’Alep

Un journaliste les a appelés les « enfants fantômes d’Alep » : dans l’est décimé de l’ancienne première métropole commerciale de Syrie, où les djihadistes de l’EI ont sévi jusqu’à fin 2016, vivent aujourd’hui entre 3000 et 5000 enfants sans identité. Ils ne peuvent pas fréquenter l’école, n’ont pas accès aux soins publics de base et, plus tard, ne pourront pas passer leur permis de conduire, ni se marier voire voyager. Le Père franciscain Firas Lutfi a, avec le soutien de l’évêque et du grand mufti, lancé le projet « Un nom et un avenir » visant à apporter de l’espoir à ces enfants et à leurs mères.

Eine entscheidende erste Hilfe für die «Kinder ohne Namen» ist ihre Anmeldung bei den Behörden. Der Franziskanerpater Firas Lutfi hat deshalb das Hilfsprojekt «Ein Name – eine Zukunft» ins Leben gerufen.

Père Firas Lutfi donne aux enfants et aux familles leurs mères avec le projet
« Un nome – un avenir », un nouvel espoir.

Sans identité, ils n’ont pas accès aux soins de base
Une première aide déterminante pour ces «enfants sans nom» consiste à les inscrire au registre des naissances. C’est à cette fin que le Père francis­cain Firas Lutfi a lancé le projet d’en­ traide «Un nom et un avenir». Quelque 100 enfants ont déjà pu être inscrits officiellement, ce qui leur a permis d’obtenir une identité. Le processus nécessite beaucoup de patience, étant donné que le Coran ne reconnaît pas l’adoption et que les enfants peuvent donc uniquement être «accueillis» par les familles musulmanes dans des conditions exceptionnelles. Mais sans cette inscription et cette forme spéciale d’«adoption», ces orphelins n’auraient jamais eu accès aux soins de base ni au système d’éducation du pays. Certains d’entre eux n’ont même jamais fréquenté l’école. Dans cer­ taines régions, il n’y avait que le Coran; pas de mathématiques, d’his­ toire, de géographie ou d’éducation artistique. «Par conséquent, nous es­ sayons de combler les lacunes de ces enfants par le biais de cours spé­ ciaux», explique le Père Firas. «Nous soutenons aussi les enfants et les ado­ lescents qui accomplissent de lourds travaux physiques ou subissent des violences. Nous proposons de la phy­ siothérapie aux personnes handica­ pées. De plus, nous collaborons avec des psychologues et des psychothé­ rapeutes.»

Évêque et grand mufti font bloc
L’initiative du Père Firas a pu voir le jour grâce à la relation amicale qu’entretienne l’évêque latin d’Alep, Monseigneur Georges Abou Khazen, et le grand mufti de la ville, Mah­ moud Akkam. «L’objectif de notre projet consiste à redonner à ces en­ fants confiance en l’avenir», déclare l’évêque. «Certains enfants dont j’aifait la connaissance étaient si traumatisés qu’ils ne ouvaient pas parler. Après les avoir accueillis dans notre centre, ils ont peu à peu repris goût à la vie, leur vision a changé, et ils ont retrouvé le sourire. Pour mon ami, le grand mufti, et moi, c’est une véritable joie de voir que ces jeunes recommencent à s’épanouir. C’est la promesse d’un avenir où l’horizon brille de mille feux, alors qu’il était noir et obscur depuis si longtemps.» Pour le Père Firas, le projet « Un nom et un avenir» va certainement perdurer de nombreuses années, étant donné que les enfants et leurs «familles adoptives» doivent absolument bénéficier d’un ccompagnement et d’un soutien. Reconstruire les maisons et les rues bombardées prendra certes du temps, mais le processus de guérison de ces graves blessures intérieures comme extérieures sera encore plus long. Les responsables du projet «Un nom et un avenir» devront faire preuve d’endurance. Notre solidarité et notre soutien financier représentent une source de force et d’espoir, bien que modeste.

Il faudra des années pour surmonter le traumatisme
«Les mères et leurs enfants ont peur de nous, peur des autres. Abus, violence et isolement ont marqué leur vie pendant plusieurs années. Par chance, nous vivons sans cesse des histoires heureuses d’enfants qui surmontent lentement leur traumatisme», explique Père Firas Lutfi, directeur du centre et du projet financé par ATS pro Terra Sancta, en poursuivant son chemin à travers le quartier le plus pauvre de la ville. «Il faudra des années, mais nous ne pouvons pas, nous ne devons pas nous arrêter là.»

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Un avenir pour les « enfants fantômes » d’Alep

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